Thecocknbullkid est une autre artiste prête à exploser en 2009, à ranger aux côtés de La Roux, VV Brown, Kesha, Little Boots ou encore Frankmusik. Un extrait d'une interview accordée au site digitalspy pourrait la résumer simplement :
Nick Levine - Vous avez déclaré vous être rasé le crâne pour paraître moins jolie que la norme ne l'impose. Quel type d'affirmation voulez-vous appuyer avec ce look?
Thecocknbullkid - J'ai conscience du fait que je ne serais pas à ma place au sein des Girls Aloud ou des Saturdays et je suis intentionnellement en train d'essayer de cultiver un look s'éloignant du leur - je suis censée ressembler à une anti-popstar.
I'm Not Sorry est immédiate, accrocheuse et impose vite l'usage d'une démarche gentiment chaloupée pour rester dans le rythme.
Et en plus de cela le clip est excellent et bien plus original que la vidéographie entière de, par exemple, disonsAvril Lavigne.
Si My December se démarquait assez largement de Breakaway, KellyClarkson y gagnant en crédibilité ce qu'elle y a perdu en succès commercial, All I Ever Wanted renoue avec sa formule d'origine : pop musclée à grand renfort de riffs de guitare et de puissantes notes. Le tout semble peut-être un peu trop calculé, à l'image du premier single "My Life Would Suck Without You" que Max Martin et Dr. Luke ont pourtant produit en prenant soin de flatter les oreilles du public de la meilleure façon possible en 3 minutes 30.
Mais ce sont bel et bien les morceau produits par Ryan Tedder (leader des OneRepublic et producteur pop à succès pour entre autres Jennifer Lopez et Hilary Duff) qui font mouche : "Already Gone" est une bien belle ballade épique (marque de fabrique de Kelly) et "If I Can't Have You" flirte gentiment avec l'électro-pop des Veronicas tout en restant suffisamment énergique pour ravir au plus grand nombre. Les autres temps fort d'un album ma foi assez incohérent sont bien "Impossible" et son piano parcourant le titre avec autant d'aisance que la voix de Kelly et "If No One Will Listen", une autre ballade à haut facteur émotionnel qui, je vous l'avouerai, m'a même donné envie de plonger moi-même les mains dans ma poitrine et offrir mon coeur à Kelly sur un plateau d'argent. Oui, croyez-le ou non, cette pratique me semble bien commode en de multiples occasions. D'autant diront que ce n'est pas nécessaire avec un morceau commencant par une ligne telle que "Peut-être que personne ne t'as dit qu'il y avait de la force dans tes larmes, alors tu te bats pour essayer de les retenir". Oui, c'est un peu niais et typiquement teen-pop. Mais ce n'est pas le seul titre de l'album jouant dans cette cour, "Save You" arborant de faux airs de (beau) morceau mélancolique comme les OneRepublic savent si bien le faire. Pas étonnant, il s'agit une fois de plus d'une production Ryan Tedder.
Là où le bât blesse, outre avec ce genre de titre fortement inspiré d'à peu près tout ce qui passe sur les ondes fm en ce moment, c'est quand Kelly reprend des démos rejetées par Katy Perry, notamment le second single "I Do Not Hook Up" qui aurait vraiment mérité sa place sur le premier album de Perry et nulle part ailleurs. On se croirait de retour en 2004 avec le second opus d'Avril Lavigne. "Whyyawannabringmedown", en plus d'hériter quant à lui d'une typologie brouillonne, donne l'impression d'une Kelly survoltée se prenant pour une star de rock metal pendant sa fête d'anniversaire au fond du jardin, après avoir ingéré trop de Banga et avant de taper sur une piñata. Le tout prend un côté presque parodique avec le refrain composé d'hurlements autotunés plus que d'autre chose. Je ne suis par ailleurs pas loin de la vérité avec cette image, puisqu'il s'agit également d'une reprise.
Car c'est aussi ce qui cause le plus grand tort à cet album. La moitié (!) des chansons sont des rejets d'autres artistes (qu'il s'agisse de Katy Perry et Keri Noble ou d'autres groupes plus obscurs tels qu'Aranda ou Gone 'Til November), comme si Kelly et son équipe n'avaient pas daigné y mettre vraiment du leur dans la réalisation de la galette. Il est évident que si cet album se veut plus joyeux et accessible que My December, il n'en demeure pas moins inférieur, qualitativement parlant. Et le premier single ne reflétant pas réellement le contenu de l'album, la diversité des critiques à son encontre n'en sera que plus justifiée.
Au fait, vous connaissiez déjà la pochette officielle de l'album (oui, on a tous essayé de l'oublier mais inutile de fuir, elle nous rattrapera toujours) :
Permettez-moi de vous présenter aujourd'hui la pochette de l'édition limitée :
Voilà. Si, si, cela valait le déplacement et non, non, les tickets ne seront pas remboursés.
En avant-première, les internautes américains ont pu visualiser le clip du nouveau single de KellyClarkson, My Life Would Suck Without You via AT&T.
Le site ONTD (OhNoTheyDidnt) en a fait une capture vidéo de qualité plutôt moyenne mais la maison de disques de Kelly a vite fouiné partout pour supprimer toutes traces du clip sur le net jusqu'à diffusion officielle.
Heureusement, certains ont échappé à cette suppression en évitant soigneusement tout mot-clé se référant au morceau.
Le voici donc :
Qu'en dire?
Le clip est ce qu'il y a de plus anecdotique, mais dans un esprit bon enfant, "qui aime bien châties bien", "suis moi je te fuis, fuis moi je te suis", "les opposés s'attirent" ETC ETC, je vous épargne les autres.
Kelly y est resplendissante, et sans vouloir tirer sur l'ambulance, il faut pourtant dire qu'à la base, ça n'était pas forcément gagné. Comprenez moi bien : Kelly Clarkson est loin d'être physiquement inadaptée à un regard lambda, disons juste qu'elle se laisse aller plus que la moyenne et use moins d'artifices que, disons, Jessica Simpson ou Heidi Montag, ce qui est tout à son honneur. Je peux paraître incohérent et limite mesquin sur ce point mais après tout, le clip vidéo est un élément clé de la culture pop et se doit d'être attirant s'il veut être en forte rotation. A vrai dire, un bon maquillage et un éclairage de qualité sont deux éléments très appréciables dans un clip pop sans autre but que celui de divertir, et Kelly y arborant un look impeccable, je n'ai rien à lui reprocher. C'est la moindre des choses pour un clip, si celui-ci ne cherche pas à se porter caution d'une sophistication des plus tordues ou d'un esthétisme léché.
Et voilà maintenant que je pourrais être taxé d'hypocrite pour ces propos.
Qu'importe, cette capture d'écran parlera d'elle-même :
Cheveux aux vent, bouche entrouverte, regard défiant, tout y est.
Même le traditionnel placement de produit est présent, cette fois-ci vers la fin du clip :
L'un dans l'autre, le clip colle parfaitement au morceau qui lui-même colle à la pochette. Et bien que My Life Would Suck Without You n'ait l'air que d'un vulgaire mash-up entre Since U Been Gone et About You Now (à la seule différence que le nouveau single de Kelly donne envie d'hurler les paroles tel une collégienne), il est diablement efficace. A quoi bon s'en priver? N'est-ce pas là aussi ce que la "musique pop(ulaire)" est censée apporter?
Le morceau ne restera pas dans les annales et est loin de faire figure de monument lorsque l'on se penche de plus près sur la carrière de Kelly (My December étant un excellent album terriblement sous-évalué), mais prenons le pour ce qu'il est et scandons le refrain comme si nous avions 13 ans à nouveau.
"Cause we belooooooong togeeeeether noooooow, yeah Forever uniiiiiiiiiited heeeeeeeere somehooooooow, yeah You got a piiiiiiiece of me, Aaaaaaaand honestly... My life! (MY LIFE!) Would suck! (WOULD SUCK!) Withouuuuuuuuuut youuuuuuuuuu..."
Pensant qu'il faudrait sûrement quelques semaines au public pour se remettre de la nouvelle, le laisser digérer le tout et amorcer un retour en douceur, la promotion ne s'est déployée réellement que depuis une poignée de jours.
Rien n'a changé, le titre sera toujours considéré comme étant des plus plats pour certains, une ballade épique pour d'autres, en prenant en compte le fait que Christina nous martèle le refrain avec une insistance quasi agaçante ("I would still have you! you! you! you! you! you! you!", "It's us against the world...the world...the world...")
Le clip n'est pas fameux, mais je vais m'efforcer d'en faire un compte-rendu honnête et presque palpitant.
L'ouverture est très cinématographique, au cas où vous ne vous seriez toujours pas fait une raison (= "oh mon dieu mais c'est donc bien vrai, Christina Milian est de retour + pléthore de points d'exclamation" etc.)
Mais très vite on retombe dans l'ennui le plus total.
Christina erre dans le désert.
Parfois, elle en a assez d'errer ainsi. Alors elle se met à chanter :
Ou à bronzer (hey, ça tombe bien, regardez, nous sommes en plein désert!).
Plus sérieusement, le clip n'est en réalité qu'une succession plus vides les uns que les autres s'enchaînant à une cadence des plus molles. On dirait un défilé 2009 des wallpapers Windows les plus cheap :
Rollingskies.bmp
Pyramids145164.jpg
Pour le reste, nous avons bien affaire là à un clip tout ce qu'il y a de plus R&B, au sens contemporain du terme (i.e. ralentis à foison, poses LASCIVES à souhait, regards vers un horizon lointain certainement plein d'avenir). J'exagère un peu, l'action atteint son paroxysme lorsque le petit ami de Christina la rejoint vers la fin du clip afin de l'enlacer tendrement sur le sable :
RETENEZ VOTRE SOUFFLE, CHRISTINA MILIAN EST DE RETOUR.
PS : Le mix de Jason Nevins reste sympathique au demeurant.
«Je suis absolument, positivement, certaine que je ne suis pas sûre de ne plus t'aimer» chante Anastacia dans le refrain de son nouveau single, Absolutely Positively. Moi qui avait pour habitude d'apprécier la plupart de ses singles (son best-of étant, en ce sens, irréprochable), je trouve dommage d'avoir sacrifié un son pop/rock certes assez calculé mais ma foi, très efficace pour une espèce de soupe Pop&B absolutely indigeste. Le clip a subi le même traitement, l'on croirait se trouver devant une scène d'un mauvais épisode de Sex & The City, vous savez le genre de scène où, toute guillerette et excitée comme une gamine, Sarah Jessica Parker nous ferait découvrir sa suite de luxe et ses tenues d'apparat à grand renfort de musique d'ascenseur. Et vlan. Je vais conclure d'une façon aussi tordue qu'Anastacia en disant que je ne suis "absolument", même "positivement" plus si "certain" que, finalement, je suis sûr d'aimer ce nouveau single.
Pour marquer le changement et au lieu d'hurler au monde entier "SALUT J'AI 21 ANS!", rien de tel qu'un clip pseudo-érotique, à la limite du vulgaire. Preuves à l'appui, Britney Spears ou Christina Aguilera.
Hilary Duff a donc décidé de sauter dans le wagon et de nous servir un clip supposément sexy pour illustrer son dernier single "Reach Out" (basé essentiellement sur un sample de Depeche Mode).
Voici donc un condensé du clip en quelques images :
Voilà. Souvenez-vous de la Hilary d'avant, la Hilary taquine qui prenait en photo des inconnus portant le t-shirt de son ex puis les lui déposait dans sa boîte aux lettres en attendant sagement sa réaction. C'est bon? Vous visualisez? Hé bien tout cela est fini, faisons table rase etc. HilaryDuff entre dans une nouvelle ère et je propose, pour bien la commencer, de rebaptiser son dernier album :
"2 Girls 1 Cup : Best Of Hilary Duff", inclus le single "Reach Out (AND FUCK ME!)".
La prochaine fois, je vous parlerai de Rachel Stevens et de son plaisir tantrique pour le bondage lesbien.
3 artistes, 3 singles, 3 clips qui sentent bon le neuf, voire carrément le plastique à bulles (et je ne vous ferai pas l'affront de subtilement vous imposer un logo "ULTRA NEW" ou "Supa fresh" telles certaines chaînes musicales).
▪
Brandy - Long Distance
"Long Distance" est le second single du nouvel album de Brandy. Le clip commence de façon on ne peut plus simple, Brandy chante, accompagnée d'un piano, face à sa glace avant de se produire dans un bar. Le quotidien d'une...euh chanteuse de bar, donc. L'image se fait ensuite plus nerveuse, avec une Brandy attristée se frottant à un mur. Une scène classique pour un clip R&B, témoignant de façon subtile d'un DÉSESPOIR PROFOND. Le fauteuil nous prend ensuite par surprise en s'enflammant. Mais c'est au niveau du middle-8 que les choses s'emballent réellement et prennent une toute autre tournure : une pluie s'abat sur Brandy, coloriant l'image jusqu'à obtenir une image ultra-nette, presque flamboyante, à faire frétiller la rétine. Et là je suis désolé mais c'est BEAU. POINT.
▪
P!NK - Sober
Après un "So What" assez déjanté, mais somme toute dans la moyenne de la vidéographie de Pink, "Sober" fait preuve de plus de différence, avec une mise en scène des plus classique (une fête où tout le monde boit et pendant laquelle Pink peut se permettre de chanter toute seule sur un canapé, vu que de toutes façons et comme je viens de le dire, tout le monde est déjà complètement fait) couplée à une trame plus originale. Allez savoir pourquoi, mais Pink en vient soudainement à faire l'amour à elle-même. Imaginez un peu si ça pouvait être le cas dans la vraie vie? Finies les soirées contrariantes et les nuits d'une platitude presque glauque! "- Salut toi, tu sais que t'es pas mal? - Bah oui je le sais, et je pense que tu le sais aussi, puisque je suis toi. - Han oui bon viens par là." Hélas son double n'est pas très cool, puisqu'elle se barre directement après, laissant Pink sobre et encore plus dépressive qu'avant. Dans la thématique de l'album, donc. Plus sa carrière avance, plus la tristesse occupe une place importante dans ses albums. Gageons que d'ici son premier best-of, Pink en sera à sa troisième tentative de suicide.
▪
Solange - T.O.N.Y.
Solange poursuit son trip rétro/60's avec son troisième single "T.O.N.Y.". Pour faire "vintage", le clip est diffusé en noir et blanc. L'on y voit Solange marcher dans la rue, suivie de son groupe et ses choristes. Puis tout d'un coup, on ne sait pas pourquoi mais tout ce petit monde se met à courir. L'amusement est cependant de courte durée, puisque Solange s'empresse de rejoindre ce qui semble être une chambre d'hôtel pour s'enfermer dans les toilettes, non sans avoir au préalable jeté un oeil par la fenêtre pour y chanter un refrain, accompagnée d'une véritable petite fanfare (si seulement tout le monde pouvait être accompagné d'une fanfare quand l'envie de chanter se fait pressante). Nous assistons ensuite à plus de 30 secondes de plan sur Solange assise sur ses toilettes. Cette scène pourrait véritablement être prise pour ce qu'elle n'est pas, et je n'illustrerai pas mes propos en usant de captures d'écran tendancieuses. En fin de compte, Solange faisait tout simplement un test de grossesse et la réponse s'avère positive, au grand dam de son ex, le fameux Tony (The.Other.Night.whY.).
Ce logo digne d'une plage horaire dédiée aux clips kitschs et cheesy des années 80 sur une mauvaise chaîne musicale ("robinet à clips") vous souhaite la bienvenue dans ce que j'aime à appeller la Pop Box. Comme tout va toujours très vite dans le monde de la pop (= un jour au top, le lendemain complètement out, demandez à Ashlee Simpson ou Rachel Stevens), la Pop Box est un classement éphémère des nouveautés, talents et morceaux, à surveiller ou au moins sur lesquels jeter un oeil. Pas deux, sinon... etc.
#1 Neon Hitch - My Book.
Neon Hitch est la voisine de pallier d'Amy Winehouse, qui lui prodigue d'ailleurs des conseils au quotidien pour trouver plus facilement sa came avancer doucement mais sûrement dans sa carrière. Tous les critiques aiment souligner ce fait, comme si cela constituait tout son talent. Hé bien NON. Je veux dire... je fréquente la même facJulia Channel avant ses premières galipettes cinématographiques et ça ne fait pas pour autant de moi ce qu'elle est devenue.
Neon Hitch est plus subtile que mes jeux de mots. Inspirée de la Nelly Furtado avant Timbaland (Turn Off The Light, Try, Powerless), elle débite ses textes incisifs sur des rythmiques originales, fruit d'un mélange entre plusieurs styles musicaux. En témoigne My Book, titre pop arborant un rythme pseudo reggae pour faire passer un message clair et concis : aller de l'avant.
"I look at your heart And give it a bite You say I'm a pain Well that's what I want"
"You've got the angry dick I just have confidence That you wish you had"
Neon Hitch a des photos très...poussées artistiquement parlant sur son Myspace, ainsi que des extraits d'autres titres qui m'ont l'air tout aussi prometteurs. A voir.
#2 VV Brown - Crying Blood.
VV Brown a déjà écrit pour les Pussycat Dolls et a pour influence Ruth Brown, Ella Fitzgerald et les jeux Nintendo. Quel melting-pot, n'est ce pas? Mais VV (Vanessa Brown de son vrai nom) est surtout une artiste originale, interprétant ce qu'on pourrait qualifier de "doo wop indie".
La version demo de Crying Blood sonnait très "regardez moi je viens des années 60!!". La version finale, qui sera bientôt disponible sur support physique (déjà en vente au format digital ICI), atténue un peu cette impression tout en gardant l'essentiel du groove. Vanessa scande "I'm crying blood, oh oh oh, I'm crying blood" sur un rythme hyper cadencé transformant une métaphore monstrueuse en un tube pop instantanément efficace. Certains lui reprocheront son air fortement inspiré de Monster Mash, et avec raison, mais la modernisation de la mélodie est si intéressante qu'on ne peut lui en tenir rigueur. VV Brown s'est même produite sur la scène du festival réputé Glastonbury. Ce qui ne l'empêche pas de rester accessible à son public : elle répond aux commentaires sur Myspace (bien!) par des messages personnalisés (mieux!!) tels que "Thank you so much xxx" ou "Thank you so much xoxo".
Personellement, j'ai eu le droit à "Thankyou so much xx" et je n'en suis pas peu fier. :fier:
#3 Sugababes - Girls
Comment se renouveller après huit ans de carrière, cinq albums et deux changements de membres? Les Sugababes ont plus d'un tour dans leur poche et alors que tout le monde spéculait sur leur possible collaboration avec Timbaland (qui au final, n'a sûrement pas eu lieu), les voilà de retour un an jour pour jour après leur dernier album en date. Là où About You Now s'imposait en tant que titre pop qui fuse et atteint la case "addictif" dès la première écoute, Girls prendra un peu plus de temps pour y parvenir. Le refrain sample le célèbre Here come the girls, utilisé l'an dernier pour une campagne publicitaire de cosmétiques anglais. Malin. Ainsi tout le monde sera familier au morceau dès les premières notes. Les couplets restent cependant complètement originaux et la présence vocale des filles confère au titre une force indéniable. Sans oublier les paroles, dont les meilleurs moments incluent :
"Monroe's got nothing on me"
"One look can make a grown man cry"
"I'm filled with sexuality"
"Stop speculating, I'm a regular girl"
La production très "Mark Ronson-esque" (= avec son lot de percussions "old-school" et ses trompettes) a finit de me convaincre qu'il s'agissait là d'un retour intéressant. Un son original pour les Sugababes (et quelque part, risqué) restant toutefois dans la mouvance de la "pop/soul/groove" en vogue actuellement (cf. Adele, Duffy et même Gabriella Cilmi).
L'été est (déjà) là, et cette année 2008 nous aura parfaitement gâtés au niveau des "potentiels tubes de l'été". Voici une brève sélection de trois morceaux potentiellement (ceci est le MOT de l'été, vous voilà prévenus) tubesques :
Ali Lohan - All The Way Around
La soeur de Lindsay nous propose un titre illustrant ses "racines hip-hop" (RIRES). Ce qui apparaît au premier abord comme une pâle copie de Baby It's U se révèle vite être addictive. Tout le mérite revient à l'autotuneAli Lohan qui fait des merveilles en pop singer futile mais enthousiaste. Attention, c'est tellement niaiset léger que vous pourriez vous envoler, à vrai dire.
Wynter Gordon - Surveillance
Ce morceau a fait surface sur le net en janvier, mais il semblerait que la maison de disques chez laquelle Wynter est signée prenne son temps pour le promouvoir (peut-être prévoient t-ils une sortie en accord avec Wynter = en HIVER). Là où le Hot Summerdes Monrose de l'an dernier sonnait comme les Girls Aloud+Timbaland, Surveillance s'inspire de Rihanna (et plus particulièrement Umbrella) + The Way I Are. Tube en approche. Depuis 7 mois déjà... *baille*
Ashlee Simpson - Boys
C'est officiel : le dernier album d'Ashlee Simpson a beau être entièrement produit par Timbaland et Chad Hugo, c'est un vrai four. Pourtant il vaut amplement le détour et Boys en est une des nombreuses preuves. Ashlee s'amuse à nous expliquer à quel point elle fait un effet fou sur les garçons sur ce titre aéré, rafraîchissant, avec une ambiance très '80s du début à la fin.
Les australiens ont bien de la chance. Ils ont des dingos, des koalas et la "Gabriella Cilmi
attitude".
En effet, après avoir propulsé le premier single de Gabriella Cilmi dans les hautes sphères du top singles (numéro 1 aux dernières nouvelles), les australiens auront bientôt l'occasion de faire de même avec son nouveau single, le groovy et "you look good you look good You're good looking NOW you look good you look good" etc. Don't Wanna Go To Bed Now.
Des choses à dire au sujet du clip?
Hé bien Gabriella (DENIAL) a laissé (DENIAL) tomber le style "les garçons sont tous des méchants d'abord" (DENIAL) pour un concept plus (DENIAL) enjoué, dont certains plans ne (DENIAL) sont quand même pas sans rappeller le clip Denial des Sugababes.
C'est bien ce qu'il me semblait. Allons-y tout de go, donc.
L'Angleterre accueillera elle Save The Lies en tant que second single, qui est également un très bon morceau donc...aucun préjudice subi.
La France, quand à elle, ne voit toujours pas l'ombre deSweet About Me dans les bacs, et l'on doit ainsi se contenter de capturer quelques bribes de morceau lorsque la pub pour une certaine marque de déodorant daigne passer sur nos écrans. Nous n'avons toujours rien appris d'Estelle+American Boy, apparemment.
Mais qu'à cela ne tienne, continuez à nous abreuver de Zaho, Pauline et Magic System, on adore ça.
Le nouveau single des Neon Neon est plutôt "bon bon".
I Told Her On Alderaan est un titre electro-pop presque new wave rappellant irrémédiablement les années 80. Oui je me sens tel à cette époque lorsque j'écoute ce titre. Epoque où je n'étais même pas encore né, tout à fait. Mais faisons comme si, cela me donnera plus de crédit etc.
Voici donc la version originale :
Et voici, au bas de la page, le remix que PopJustice! (excellent site au demeurant) offre gracieusement à tous. Produit par Richard X (Annie, Sugababes, Rachel Stevens), il est encore plus lumineux qu'un néon, plus coloré qu'une palette... et puis non, la paix des comparaisons, je ne trouve pas de meilleur moyen pour vous décrire l'effet que la première écoute a provoquée en moi qu'en vous relatant les symptômes de manière romancée :
"J'étais conquis. Dès la première note, je suis parti dans un tourbillon de sonorités électroniques à la fois aléatoires et si bien coordonnées. C'était comme un tourniquet à très forte vitesse. Sans haut-le-coeur. Sans effet secondaire. Juste 4:04 d'oubli, 4:04 de pop."
Enfin, ressortir son premier tube huit ans après son succès initial, en ayant en tout et pour tout sorti qu'un seul et unique album, je ne sais pas si l'on peut vraiment appeller ça un comeback. Pardon? Ah? Un remix? Micky Modelle?
Mmmh...oui. Un remix dance? Oh, après tout, pourquoi pas.
O. K. A. Y. Natalie Horler (Cascada) a du souci à se faire, Samantha Mumba est dans la place, de retour etc. Je propose à Samantha de flirter avec les DJs du collectif Cascada, pour enfin foutre Made In Baywatch (Natalie Horler, donc) à la rue. Ils pourraient ainsi se renommer "Mumbada", et tout le monde serait content.
Pour résumer, le morceau culte d'il y a huit ans est passé de "parfaite petite chanson pop" à "pur déchet pseudo dance". Oh, c'est pas grave, ça arrive je suppose.
.Le clip est dans la même lignée. A vrai dire, c'est comme si les réalisateurs avaient conscience du boulot qui leur était confié.
J'imagine le brainstorming : "Euuuuh bon on doit s'occuper de Gotta Tell You (remix 2008), qui est un morceau de merde. Quelqu'un a donc une idée de merde pour faire un clip de merde?"
J'exagère. Il y a tout de même une gare, du cuir, des plans très "Rihannesques"...
...et une boîte de nuit.
Le tout se veut "ambiance agent secret en mission" ("votre mission si vous l'acceptez est de diffuser ce gâchis dans le monde entier").
Le clip a l'air cheap, et l'enchaînement cadencé de brève scènes tente de combler la vacuité de la trame scénaristique en nous faisant croire que, si si, il se passe des choses dans ce clip (OMG!!).
Le réalisateur a dû se prendre la tête :
"- Bon, on a pas un champ d'action vraiment très étendu, alors voici ce que l'on va faire : Samantha, reste immobile au milieu de la pièce. - Comme ça? :) - Oui, bien! (bon maintenant, on va faire tourner un hologramme autour d'elle.)"
=
"- Bon. Euh...ah! oui! Samantha, va sur le quai attendre le métro - D'accord :) - Paaaaarfait. (on fera passer ça pour un train.)"
=
"- Bon...nous avons déjà plus de 20 secondes de clip. On progresse les amis, on progresse!"
"- (Oh attendez mettez la devant un fond vert.) - Iciiiii? :) - Voilà, c'est bon! *clac des doigts* Samantha, te voilà à Paris! Ni vu ni connu héhé."
=
On entend d'ici les accordéons et les pigeons (CLICHéS we love you).
"- Merde, il faut encore combler plus de 2 minutes 50... - Hi hi hi c'est fou le nombre de choses que j'ai déjà faite en 25 secondes de vidéo :) Non!!? :("
ETC, ETC.
En gros, tout au long du clip, le décor bouge, évolue, est en action, et Samantha reste immobile ou presque. C'est en quelque sorte une métaphore du marché actuel de la musique pop (bien que je doute que les réalisateurs l'aient conçu dans cette optique).
En perpétuel mouvement.
Et Samantha Mumba, elle, revient avec un titre réchauffé et (mal) remixé.
La vérité, c'est que si elle n'a pas mieux à proposer dans les mois qui suivent la sortie de ce "truc", l'on risque de définitivement tirer un trait sur elle, d'autant plus que la concurrence (Rihanna pour ne citer qu'elle) est encore plus rude qu'il y a huit ans.
C'est un lieu commun pour les artistes oubliés de penser qu'il est possible de restaurer leur gloire d'antan...
Soulagés? Aller, c'est bon tout le monde, vous pouvez rentrer chez vous maintenant.
Avec un beat volé inspiré de Sexy Love de Ne-Yo et des paroles écrites par Singuila, était-il vraiment indispensable que Lynnsha revienne sur le devant de la scène? (non, baissez vos mains, je ne veux pas d'objections)
Jugez-en par vous-mêmes :
'Kay Lynnsha, t'veux qu'on t'mentes?
Allons-y ("overlol") :
- Ce titre est un must-have, une révolution du arène-bi français.
- Cette année, c'est ton année Lynnsha! YOU GO GIRL!
- Préparez-vous : Lynnsha is BACK.
Etc, etc.
Si vous aussi, vous avez des slogans ringards et ô combien honnêtes, envoyez les à hanouiivasymensmoi@fake.fr*
Une ex des All Saints collabore avec le duo de DJ Wideboys pour LE titre club de cette première moitié de 2008. Le clip et les "HOLD TIGHT" rappellent quelque peu les années 90. Shaznay Lewis a une voix d'entonnoir. Ou bien la voix d'une jeune femme chantant dans un entonnoir, je ne sais plus. Choisissez. C'est punchy, c'est rythmé, c'est même Pushy-Pushy. Ca donne vraiment envie de "SERRER FORT". Hold Tight! Mais les Wideboys sont aussi connu pour leurs remixes très efficaces (checkez celui de Shut Up And Drive) Et donnez m'en des nouvelles. Oh, et envoyez moi des cartes postales aussi, s'il vous plaît.
Ne me demandez pas ce que signifie le titre. Par contre, vous pouvez me demander si le titre est génial. "le titre est-il génial?" OUI OUI OUI Salut, L.E.S. ARTISTES de Santogold est génial. Pourquoi? Parce que 1) Santogold chante d'une façon plutôt détachée, voire presque pas impliquée (oui, vous savez, c'est rebelle et anti conformiste etc.) 2)...mais explose sur les refrains, d'où le contraste bienvenu et 3) le morceau est bien (SURPRISE!). Le clip est également psychédélique : Des gens saignent des ballons, vomissent de la peinture verte, des poubelles explosent. D'autres se prennent des pots de peinture rouge en pleine figure et hurlent à la mort. C'est très "art contemporain". Mais tout colle au morceau. Absolument tout. Sauf ce stupide cheval noir du début. "bon alors on pourrait mettre un cheval non? c'est plutôt cool de débuter avec un cheval, non?" = N.O.N. Bref tout est là pour installer le "style" Santogold. Et ça marche...si, si.
Un morceau vraiment inspiré de N*E*R*D, peut être parce que Kenna est le protégé de Chad Hugo, moitié des Neptunes. Une différence frappante entre les couplets et les refrains, tout comme Santogold. Un artiste prêt à exploser aux yeux du grand public, tout comme Santogold. Un clip au concept "art contemporain", tout comme Santogold. D'ailleurs, si vous observez bien le clip, vous verrez : - un vélo roulant tout seul! - une fille se relevant sans toucher le sol! - Kenna à l'endroit! - Kenna à l'envers! - Kenna en accéléré! - Kenna au ralenti! - Kenna tournant sur lui même! - ...BWEEEEEEUARGH. J'aurais pu illustrer cette onomatopée, j'aurais pu.
Aujourd'hui, deux comebacks pour le prix d'un, même si personne n'a jamais rien demandé à personne.
Immiscons-nous dans les studios (ou presque) pendant l'enregistrement de ces nouveaux singles.
Tout d'abord Lindsay Lohan.
"Bon Lindsay on le fait ce troisième album ou pas?"
Lindsay Lohan "Hein? *burp* mais j'en ai rien à péter moi de faire un album! Non mais non! Mais j'ai pas l'inspiration là hé! ...oh aller si pourquoi pas!"
"Bien. On t'a trouvé une bonne instru, il va juste falloir que tu lâches cette bouteille deux minutes et que tu viennes chanter."
Lindsay "AAAAAH na na na na naaaa c'est HORS de keu-stion quoi"
"Bon, soit."
Résultat?
(Lindsay Lohan - Bossy)
Ce n'est qu'un extrait (qui a filtré aujourd'hui), mais c'est très, très prometteur.
Mélange de 2Nite+Don't Stop The Music avec une Lindsay aussi convaincante qu'un paquet de lardons lyophilisés. Mais c'est sûrement ce qui fait son charme (= ce côté nonchalant et détaché de tout).
Et Ciaradans tout cela?
Polow Da Don "Yo Ciara! prête pour ton troisième album?"
Ciara "Carrément! T'as des idées?"
Polow Da Don "Ouais ouais on va faire dans le trip expérimental : un bon beat sur lequel tu chanteras comme si yo tu étais à l'opéra. On fout un couplet rap de Ludacris et hop emballé c'est PESé quoi si jpeux dire, yo."
Ciara "Ah! Mais carrément! Trop la sseu-cla! Par contre t'aurais pas des paroles? Il me faudrait une chorégraphie aussi. Ah et une maquilleuse mais ça, ça peut attendre genre demain, tu vois."